Porcelaine, faïence ou grès : les reconnaître

Porcelaine, faïence, grès : sous le mot « céramique » se cachent trois matières bien distinctes. Les reconnaître aide à chiner juste et à comprendre la valeur d’une assiette ou d’un vase ancien.
La porcelaine : finesse et translucidité
Cuite à très haute température, la porcelaine est fine, dure, sonore et légèrement translucide : placée devant une lampe, elle laisse deviner la lumière. Blanche et vitrifiée dans la masse, elle est le support des grands décors de Limoges, Sèvres ou Saxe.
La faïence : la terre émaillée
La faïence est une terre poreuse recouverte d’un émail opaque, souvent stannifère. Plus tendre, elle s’ébrèche en laissant voir une pâte beige ou rosée. Rouen, Nevers, Moustiers en ont fait un art des décors peints, foisonnants et colorés.
Le grès : robuste et sobre
Cuit haut lui aussi, le grès est dense, imperméable et non translucide, à la surface souvent mate ou légèrement grainée. Rustique et solide, il séduit par ses émaux profonds et son esprit sobre, très prisé des amateurs d’objets de métier.
À retenir
- Fine et translucide → porcelaine.
- Émail opaque, pâte tendre → faïence.
- Dense, mat, non translucide → grès.
Le test de la lumière et l’examen d’un éclat suffisent souvent à trancher. Nos céramiques sont décrites par matière, manufacture et époque quand elles sont identifiées.